
L’équation de la confiance – La confiance n’est pas une abstraction vague : elle peut être modélisée et mesurée. Dans les relations humaines comme professionnelles, y compris dans le domaine des techniques de vente, elle se construit sur un équilibre entre crédibilité, fiabilité, proximité, et la gestion de ses propres intérêts. Dans ce contexte, la confiance est essentielle pour établir des relations durables avec les clients, faciliter la communication, et encourager des comportements d’achat répétés. Les vendeurs doivent donc développer des stratégies qui renforcent cette confiance, telles que la transparence, l’écoute active, et le suivi des engagements.
Application de l’équation de la confiance

La formule la plus utilisée est la Trust Equation (Equation de la confiance) proposée par David Maister et Charles Green :
- Crédibilité (C) → la compétence perçue, l’expertise, la cohérence entre ce qu’on dit et ce qu’on fait.
- Fiabilité (F) → la constance des actes dans le temps. “Je peux compter sur toi.”
- Intimité (I) → le sentiment de sécurité et de confidentialité dans la relation.
- Orientation vers soi (O) → quand l’intérêt personnel domine trop, la confiance chute.
Exemple concret
- Un médecin inspire confiance parce qu’il sait de quoi il parle (crédibilité),
qu’il est ponctuel et suit ses patients (fiabilité),
qu’il écoute sans juger (intimité),
et qu’il met le bien-être du patient avant ses propres intérêts (faible orientation vers soi).
Comment l’appliquer
- Renforcer sa crédibilité → cultiver expertise, clarté, transparence.
- Travailler la fiabilité → tenir ses engagements, respecter les délais.
- Créer de l’intimité → savoir écouter, montrer de l’empathie.
- Limiter l’orientation vers soi → parler en termes de “nous” plutôt que “moi”.
L’équation de la confiance nous rappelle que la confiance n’est jamais donnée une fois pour toutes. Elle se construit, se mesure et se nourrit chaque jour.
🔍 Comment calculer l’équation de la confiance
1. Définir les 4 composantes en indicateurs mesurables
- Crédibilité (C) → niveau de compétence perçu, clarté du discours, transparence.
Exemple : questionnaire “Sur une échelle de 1 à 10, cette personne maîtrise-t-elle son sujet ?” - Fiabilité (F) → respect des engagements, ponctualité, cohérence.
Exemple : % de tâches livrées dans les délais ou note de 1 à 10 donnée par un pair. - Intimité (I) → sentiment de sécurité, capacité d’écoute, confidentialité.
Exemple : enquête interne “Je peux parler librement sans crainte d’être jugé.” - Orientation vers soi (O) → niveau d’égoïsme perçu, intérêt personnel vs collectif.
Exemple : “Cette personne agit-elle d’abord pour le bien de l’équipe ?” (échelle 10 = très égoïste, 1 = très altruiste).
2. Attribuer des scores normalisés

Chaque facteur est évalué de 1 à 10 (questionnaires, feedbacks 360°, auto-évaluation croisée).
- C, F, I → plus la note est haute, mieux c’est.
- O → plus la note est haute, plus la confiance baisse → on peut le mettre au dénominateur directement.
👉 Exemple chiffré d’un chef d’entreprise qui évalue l’un de ses collaborateurs sur ses techniques de vente :

- Crédibilité = 8/10
- Fiabilité = 7/10
- Intimité = 6/10
- Orientation vers soi = 2/10 (contrairement aux autres valeurs, plus cette valeur est basse, plus elle indique votre orientation vers le client, ce qui traduit une meilleure capacité à l’écoute et la compréhension de ses besoins.


4. Interprétation des résultats
- >10 → Très forte confiance, relation solide.
- 6–10 → Confiance moyenne, encore fragile.
- <6 → Confiance faible, relation risquée.
(Les seuils peuvent être adaptés selon la culture de l’entreprise ou le contexte d’évaluation.)