AfroRanking · Conseil en capital
Un conseil en financement se rémunère en général par un forfait d’entrée, par un success fee sur les fonds réellement encaissés par l’entreprise, ou par les deux. Le périmètre, le déclencheur et la méthode de calcul figurent dans une lettre de mission signée avant tout travail. Aucun conseil sérieux ne garantit le résultat.
Réserver un audit de bancabilité (60 min)Mis à jour le 21/10/2026 par l'équipe Capital Advisory AfroRanking
Deux façons de rémunérer un conseil en financement
Forfait fixe
Vous payez le travail de structuration pour lui-même : diagnostic, dossier, modèle, préparation. Il n’y a pas de success fee. Le forfait ne dépend pas du résultat.
Forfait réduit et success fee
Vous payez un forfait d’entrée plus faible, puis un success fee si des fonds arrivent dans l’entreprise. Le conseil partage ainsi une partie du risque.
D’autres formules existent. Si le conseil prend aussi une participation dans votre société, il touche un intérêt dans le résultat de la négociation, et ce conflit d’intérêts doit figurer par écrit dans le contrat.
Ce que couvre le forfait
Le forfait paie du travail, pas un résultat : audit du projet, relecture des contrats, modèle financier, dossier investisseur, data room, stratégie de ciblage, appui à la négociation. Ces livrables existent même si aucun financeur ne signe. La page sur le conseil en capital détaille les trois niveaux de mission et la levée de fonds en Afrique en décrit les étapes.
Quand le success fee se déclenche
Un success fee correct se déclenche sur les fonds effectivement encaissés par la société. Il ne se déclenche ni sur une lettre d’intérêt, ni sur une promesse, ni sur un term sheet non signé. La lettre de mission précise :
- les fonds concernés (nouveaux fonds, dette, capital) ;
- les fonds exclus (ceux que vous aviez déjà identifiés avant la mission) ;
- la date à laquelle l’encaissement ouvre le droit à l’honoraire ;
- la méthode de calcul, écrite noir sur blanc.
Nous ne publions pas de barème. Les montants se discutent dans la lettre de mission, avant tout engagement.
La clause anti-contournement protège le conseil : si un financeur présenté pendant la mission investit après la fin du contrat, dans une période définie à l’avance, l’honoraire reste dû. Lisez sa durée et son périmètre avant de signer.
Success fee : points de vigilance
Un success fee mal rédigé coûte cher à l’une des deux parties. Lisez la clause comme vous liriez un contrat de prêt.
- Le success fee porte sur les fonds encaissés, jamais sur des fonds promis.
- La base de calcul doit être écrite, sans renvoi à une pratique non définie.
- Un plafond ou un échéancier du success fee protège la trésorerie de l’entreprise.
- Le success fee ne remplace pas un forfait qui rémunère le travail déjà fourni.
Conseil, pas intermédiation : le périmètre
Un conseil en financement structure le projet, prépare les documents, propose une stratégie et accompagne la négociation. Il ne collecte pas les fonds, ne les manipule pas, ne place pas de titres, ne garantit aucun rendement, ne signe pas à votre place et ne décide pas de l’investissement. Le financeur décide de prêter ou d’investir, et vous décidez de signer.
Selon le pays, une rémunération liée aux fonds obtenus peut relever d’une activité réglementée. Demandez à tout conseil son statut et vérifiez-le. En France, le registre officiel est celui de l’ORIAS. En zone UMOA, renseignez-vous auprès de l’Autorité des marchés financiers de l’UMOA. Pour une société établie en France, l’AMF publie la doctrine applicable. Un juriste local confirme le régime qui vous concerne.
Huit questions à poser à n'importe quel conseil avant de signer
- Quel est mon interlocuteur et quel est son statut ?
- Que contient exactement le forfait ?
- Quels fonds déclenchent l’honoraire de succès, et à quel moment ?
- Quels fonds sont exclus ?
- Combien de temps dure la clause anti-contournement ?
- Le conseil touche-t-il de l’argent des investisseurs, ou détient-il des titres de ma société ?
- Qui choisit les financeurs et qui négocie ?
- Puis-je mettre fin à la mission, et à quelles conditions ?
Questions fréquentes
Quand le success fee devient-il dû ?
Quand les fonds prévus au contrat sont encaissés par la société, à la date et selon la méthode écrites dans la lettre de mission. Une promesse d’investissement ne suffit pas.
Un success fee garantit-il que le conseil travaille pour moi ?
Il aligne une partie de sa rémunération sur le résultat, mais il ne garantit rien. Surveillez le contenu du forfait et la clause anti-contournement.
Que se passe-t-il si aucun financement n'aboutit ?
Le forfait couvre le travail réalisé. Le success fee ne se déclenche pas, puisqu’aucun fonds n’arrive dans l’entreprise. Un success fee sans résultat ne coûte rien.
Le conseil touche-t-il l'argent levé ?
Non. Les fonds vont à l’entreprise. Un conseil qui demande à recevoir les fonds sort de son rôle : refusez.
Qui choisit les investisseurs ?
Vous. Le conseil propose une stratégie et une liste de cibles ; vous décidez de qui approcher et de qui accepter.
Une lettre de mission est-elle obligatoire ?
Elle protège les deux parties. Exigez-la avant tout travail : périmètre, livrables, jalons, rémunération.
Puis-je voir les conditions avant de m'engager ?
Oui. Nous les présentons lors du cadrage et vous pouvez les faire relire par votre juriste avant de signer.
Sources et références
- ORIAS, registre officiel des intermédiaires en assurance, banque et finance : consulté le 21/10/2026.
- Autorité des marchés financiers de l’UMOA : régulateur des marchés financiers de la zone, consulté le 21/10/2026.
- AMF France : autorité des marchés financiers française.
Aller plus loin
Le point d’entrée d’une mission
L’audit de bancabilité, avec son périmètre écrit.
Levée de fonds en Afrique
Les étapes d’une levée, du diagnostic au closing.
Conseil en capital
Les trois niveaux de mission et le cadre de conseil.
Modèle financier et DSCR
Ce que le forfait de modélisation doit produire.
AfroRanking conseille et structure. AfroRanking ne collecte pas de fonds, ne place pas de titres et ne garantit aucun résultat de financement. Le choix du financeur et la décision d’investir ou de prêter appartiennent au financeur et à vous. Cette page présente des principes généraux et ne remplace pas un avis juridique.